Le bruit des vagues, des enfants qui rient, des piaillements d'oiseaux discrets, le vent dans les palmiers, le bruit sourd du ventilateur qui tourne depuis que nous sommes arrivées, la lumière douce annonçant la fin d'une dure journée de chaleur, l'odeur d'un feu non loin d'ici, et le calme et l'apaisement des vacances, loin.
C'est ailleurs, différent, la langue, l'heure, la cuisine, l'humeur et la culture, les traditions, les rues, l'architecture, les prix, la monnaie, la mode, la négociation, la qualité, la religion, et le sourire. Le sourire est différent. Plus chaleureux, plus ouvert, plus grand, plus simple, plus heureux. On se demande comment et pourquoi ils sourient comme ça, si généreusement, sans attendre rien d'autre en retour qu'un autre sourire. Et puis on se dit que c'est comme ça. Dans ces pays où l'argent ne fait pas le bonheur de la majorité de la population, on se dit que tout ce qui leur reste c'est le contact humain. Et qu'un sourire, parfois, ça met du baume au coeur.
'Ce n'était rien qu'un peu de mielMais il m'avait chauffé le coeurEt dans mon âme il brûle encoreÀ la manière d'un grand soleil...'
On comprend alors la valeur des choses essentielles. Et on comprend ainsi la valeur du voyage. L'importance de partir pour apprécier ce que l'on a déjà, l'importance de découvrir une autre manière de vivre, l'importance de se remettre en question et de ne pas s'entêter, de relativiser, de comparer et de prendre le meilleur de chaque partie de vos voyages, de chaque instant aussi différents soient-ils.
Un discours bien philosophique pour une gamine de 20 ans qui a les moyens de s'offrir des voyages au paradis vous me direz... Peut-être, mais consciente de sa chance, la gamine en question tire profit de ces expériences et se donne les moyens de continuer sur ce chemin avec ce style de vie. Je ne crois pas que voyager et comprendre son utilité soit donné à tout le monde. Trop de tours organisés, trop de clubs med, et surtout trop de peur, la peur de découvrir par soi-même peut-être, la difficulté de se débrouiller seul, d'être autonome et loin de ses repères.
Encore faut-il pouvoir être capable d'apprécier le cadeau.
I'm a traveller, not a tourist.
3 commentaires:
C'est tellement beau et vrai ce que tu dis que ça se passe de commentaires ... Merci pour ces élans philosophiques qui te vont si bien, pour toute cette lucidité face au monde qui t'entoure, ta générosité, ton amour du voyage, et bien sûr ton écriture spontanée qui se délecte doucement, tel un petit gâteau fait maison sorti du four, encore tout chaud.
Je pense à toi
<3
Laurie
wahou ... que c'est beau !!
a trés vite !!!
Je suis fier de toi ma puce,
fier de voir comme tu vas bien, fier d'avoir pu te proposer ces moments qui t'ont fait grandir et profiter maintenant de chaque instant
Je t'aime
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