vendredi 7 juin 2013

"Si un jour on baisse les bras, coupez nous la tête."

Il y a un besoin d'écrire qui se fait ressentir. C'est signe qu'il y a quelque chose qui veut sortir. Tout est regroupé, la musique, l'ordinateur, le coin douillet. Mes doigts frappent les touches sans savoir où ils iront, ce qu'ils écriront. Le rythme des notes court sur le clavier et m'emmène vers un petit pays que j'aime beaucoup, mon ambition, mon envie, mon énergie. Mes pensées s'assombrissent, je ne vois plus de l'extérieur, je suis emportée dans ce lieu qui m'est familier mais pourtant si étranger. Ce lieu qui détient ma vérité, mais que je n'arrive toujours pas à déchiffrer. 

Comment tailler le morceau sur le papier, assembler mes pensées avec ces rythmes ensoleillés, les notes légères qui me parlent musique et qui me parlent couleurs. Soul ... My heart beats stronger, my soul feels deeper. I feel good, I feel goof. There's a need to stop and rest, to exhaust myself and have no other choice than facing the reality of my tireness. Mon voyage me semble avoir duré des années, des années de découvertes de nouveaux horizons, des milliers de chemins et des centaines de façons, virevoltant entre mes profondes interrogations, j'ai tout de même finit par enfin m'arrêter. M'arrêter pour rentrer. Rentrer pour m'apaiser, rentrer pour me poser. Rentrer pour assumer, pour prendre mes responsabilités. Rentrer pour faire bouger, pour faire profiter, partager, donner, transférer. Enfin rentrer chez moi, pour moi. Comment vous expliquer, comment vous raconter, que je suis rentrée pour écrire, que je suis rentrée pour diluer.

Be yourself, everybody else is already taken.



mardi 21 mai 2013

Maybe you'll dance the funcky chicken on your 75th wedding anniversary ...


"Enjoy the power and beauty of your youth. Oh, never mind. You will not understand the power and beauty of your youth until they have faded. But trust me, in 20 years you'll look back at photos of yourself and recall in a way you can't grasp now how much possibility lay before you and how fabulous you really looked. You are NOT as fat as you imagine.

Don't worry about the future; or worry, but know that worrying is as effective as trying to solve an algebra equation by chewing bubblegum. The real troubles in your life are apt to be things that never crossed your worried mind; the kind that blindside you at 4 pm on some idle Tuesday. Do one thing every day that scares you. Sing. Don't be reckless with other people's hearts, don't put up with people who are reckless with yours. Floss. Don't waste your time on jealousy; sometimes you're ahead, sometimes you're behind. The race is long, and in the end, it's only with yourself. Remember compliments you receive, forget the insults; if you succeed in doing this, tell me how.

Keep your old love letters, throw away your old bank statements. Stretch. Don't feel guilty if you don't know what you want to do with your life. The most interesting people I know didn't know at 22 what they wanted to do with their lives. Some of the most interesting 40 year olds I know still don't. Get plenty of calcium. Be kind to your knees, you'll miss them when they're gone.

Maybe you'll marry, maybe you won't, maybe you'll have children, maybe you won't, maybe you'll divorce at 40, maybe you'll dance the funky chicken on your 75th wedding anniversary. Whatever you do, don't congratulate yourself too much or berate yourself, either. Your choices are half chance, so are everybody else's. Enjoy your body, use it every way you can. Don't be afraid of it, or what other people think of it. It's the greatest instrument you'll ever own.

Dance. Even if you have nowhere to do it but in your own living room. Read the directions, even if you don't follow them. Do NOT read beauty magazines, they will only make you feel ugly. Get to know your parents, you never know when they'll be gone for good. Be nice to your siblings. They are your best link to your past and the people most likely to stick with you in the future.

Understand that friends come and go, but for the precious few you should hold on. Work hard to bridge the gaps in geography in lifestyle because the older you get, the more you need the people you knew when you were young. Live in New York City once, but leave before it makes you hard. Live in Northern California once, but leave before it makes you soft. Travel.

Don't mess too much with your hair, or by the time you're 40, it will look 85. Be careful whose advice you buy, but be patient with those who supply it. Advice is a form of nostalgia, dispensing it is a way of fishing the past from the disposal, wiping it off, painting over the ugly parts and recycling it for more than it's worth. But trust me on the sunscreen."


vendredi 17 mai 2013

Nous pensons trop, et ne ressentons pas assez.

J'ai finis ma formation de ViaExperientia.

J'ai l'impression d'avoir saisi le concept, mais je ne l'ai pas encore digéré pour être capable d'en parler. C'est un profond changement qui s'est fait en moi, et en même temps un changement si évident... J'ai l'impression d'avoir ouvert une porte dont je cherchais la clef depuis un moment. J'ai l'impression d'avoir atterri, d'avoir levé les yeux pour voir d'où je venais, et de voir la fenêtre ouverte par laquelle je me suis engouffrée. Et puis je regarde autours de moi, et tout ce que j'y vois est plus brillant, plus vrai, plus fort. J'y vois surtout une nouvelle fenêtre vers laquelle je ne peux que m'élancer. Je suis rentrée dans un continuum, une mise en abysse, dont le but et la terminaison, si ils existent, sont pour moi le retour à l'essentiel. Le retour aux racines, à qui je suis vraiment, à ce qui fait écho en moi, à ce en quoi je crois profondément sans même le savoir. Je digère doucement ces émotions difficiles à décrire et difficiles à comprendre. Je me rends compte que beaucoup des mes réactions passées sont maintenant expliquées. Je comprends ce qui m'attire et qui m'a toujours attiré dans mes goûts et choix, je comprends mieux comment je fonctionne et ce qui fait résonance. Je sors la tête de l'eau, je vois ce qui est important, pour moi. Et je me demande comment j'ai pu regarder aussi profond et aussi loin dans l'autre direction, alors qu'il y a tout un autre univers et une échelle tellement plus grande qui s'offre à moi. J'ai peur de perdre ce sentiment de liberté, et d'être aspirée à nouveau par les profondeurs de mon passé. De ne pas être capable de faire le transfert, de garder ces nouvelles lunettes qui me donnent à voir tellement plus loin et tellement plus claire, la vie et les gens qui y errent..

Bref, l'album de Daft punk m'intrigue. J'aime et j'aime pas. Mais j'aime bien quand même.